Moi, c’est Florine ! La « Flo » derrièreFlo’s glimmers.
J’ai grandi entre les rayons des bibliothèques municipales — surtout celles de Calais —, les cours de violon et les ateliers de la MJC (Maison des Jeunes et de le Culture).
Je ne sais pas si l’on naît créatif ou si on le devient, mais une chose est sûre, j’ai toujours été encouragée à « cultiver » ma créativité. Le jour où j’ai demandé à faire du violon, ma mère a foncé m’inscrire à l’école de musique. Le jour où ma sœur et moi avons commencé les cours d’arts plastiques et que notre professeur nous a initié au concept de la boîte à malice, ma mère nous a sorti une malle d’un mètre de large pour y mettre notre bazar (merci maman).
Même si certaines personnes auront plus d’affinités que d’autres avec les activités créatives, la créativité est un muscle qu’il faut travailler, un jardin qu’il faut chérir ET entretenir.
Il y a quelques années, j’ai arrêté d’exprimer ma créativité. En dehors de l’occasionnel portrait d’un membre de ma famille ou d’une star de K-Pop pour les copines, j’ai arrêté de dessiner, d’écrire, de faire de la musique. Et je me suis un peu perdue en route, trop préoccupée par mon envie de sauver le monde (je travaillais dans le droit d’asile et les droits de l’Homme) et par l’idée que quelque chose de plus grand m’attendait quelque part — et, si possible, le plus loin de l’endroit où j’avais grandi.
Mais, lorsque les épreuves difficiles se sont enchaînées, j’ai eu besoin de renouer avec l’art. Pas juste envie, mais besoin. D’abord, j’ai repris l’écriture. Je me suis inscrite à un atelier de poésie à Bangkok, j’ai couché mes sentiments et mon désarroi sur le papier. Et ça m’a libérée.
Pourtant, j’avais besoin de plus. Écrire son ressenti ne suffit pas à le faire disparaître. C’est comme un ciel nuageux. On sent la chaleur du soleil à travers le voile de fumée, mais la fumée est toujours là. Et, le soleil, toujours masqué. Alors, j’ai décidé de retrouver la magie dans le quotidien, dans les petits moments de joie anodins. (J’en profite pour remercier Hayao Miyazaki — et d’autres que je ne citerai pas — sans qui je n’en serais peut-être pas là aujourd’hui).
Ainsi, entre les couchers de soleil, Le Voyage de Chihiro et la réfraction du soleil dans un verre d’eau Flo’s glimmers est né.
Flo’s glimmers, c’est d’abord une safe space : un endroit où l’on peut se ressourcer, se concentrer sur les petits moments de joie du quotidien, sur les glimmers. C’est aussi un endroit où l’on peut s’évader et ouvrir des portes sur d’autres mondes, oublier un peu le quotidien quand c’est justement lui qui nous pèse. C’est une première étape vers la réconciliation avec soi-même et le monde qui nous entoure.
Alors, même si aujourd’hui j’utilise ce même nom pour vendre des bagues de lecture, des marque-pages et autres pièces peintes à la main, c’est avant tout parce que c’est Flo’s glimmers qui m’a permis d’apprécier le calme des matins ensoleillés, mais aussi celui des jours où la pluie tambourine aux fenêtres ; de me réconcilier avec qui j’étais et qui je suis devenue, d’accepter que la nostalgique me prenne sans m’enfermer dans le passé et de me rappeler, dans un rayon de soleil ou les pages d’un livre, que l’avenir m’appartient et qu’il suffit d’une étincelle pour raviver l’espoir qui sommeille en chacun.
Dans un monde qui, parfois nous exploite, nous fait croire que la compassion est une faiblesse et l’art « pas un vrai travail », il est important de se rappeler de temps en temps que ce qui vous fait vibrer ne devrait pas être relayé au second plan par peur du regard des autres (ou de ne pas être «assez »).
Prenez soin de vous,
Florine



